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PAROLE INTERDITE, SUJETS DISQUALIFIÉS Méditation sur la puissance de la musique urbaine

Résumé

Parole interdite, sujets disqualifiés. Méditation sur la puissance de la musique urbaine Cet article participe du projet d’exploration de la vie quotidienne pour racheter (to redeem) ses potentiels cachés et souvent réprimés. Il montre que le surgissement des chansons « Nini Tosali te » du collectif MPR, « Lettre à Ya Tshitshi » et « Peuple Aboyi RAM » de Bob Elvis et « Politiciens escrocs » ou « Gouvernement de fous » de Delcat Idengo doivent être pris au sérieux en tant que cri d’alarme d’un peuple meurtri et appauvri par ses propres dirigeants. Analysées conséquemment, ces chansons apparaissent comme le symptôme ou l’iceberg de ce qui est en gestation dans le monde officieux, par opposition au monde officiel. Ces chansons qui n’ont pas plu à certains nous disent le divorce entre le peuple et les élites politiques, la fracture entre le monde social et le monde politique, et dénoncent la faillite morale des élites
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